Les Français seront très contrits d'apprendre qu'il existe officiellement deux Joconde. Si la première sourit aux visiteurs du Louvre, la seconde, elle, réserve ses faveurs à un collectionneur américain qui prétend détenir toutes les preuves de son authenticité Il existerait d'ailleurs 59 autres Mona Lisa référencées dans le monde. La plus célèbre des histoires de faux en peinture remonte à un demi-siècle En 1937, on découvrit en Hollande une œuvre inconnue de Vermeer de Delft "les Pèlerins d'Emmaüs"
Aussitôt le petit monde des experts et des critiques de s'extasier sur cette toile magnifique d'inspiration religieuse, la première de Vermeer dont on ne connaissait jusqu'ici que des tableaux profanes Pour une fois unanimes, ils déclarèrent que la facture de Vermeer était absolument indiscutable L'Association des Amis de Rembrandt acheta le tableau 520 000 florins et en fit cadeau à la Galerie Royale de Rotterdam On assista alors à une véritable floraison de Vermeer inconnus De 1937 à 1940, on découvrit successivement un "Jacob bénissant Isaac", une Cène, un Christ aux outrages puis, pendant la guerre une Lavandière et un Lavement des pieds Il y eut aussi un Christ et la parabole de la femme adultère que Goering, grand pilleur d'oeuvres d'art devant l'Eternel, fit acheter pour 1 650000 florins Le vendeur exigea, pour que la vente puisse avoir lieu, que dix toiles de primitifs flamands volées par les nazis, soient restituées aux musées qui en étaient propriétaires. Après la guerre, on se livra à une enquête qui permit de découvrir que toutes ces toiles provenaient de la collection d'un modeste artisan-restaurateur de Laren, nommé Hens Ven Meegeren. Arrêté, il avoua, non sans fierté, être celui qui avait ridiculisé les experts hollandais. A l'appui de ses dires, il peignit sous la surveillance de deux experts et d'un policier un Jésus enseignant dans le temple Le tribunal, fasciné, ne le condamna qu'à un an de prison. Mais, après deux semaines de réclusion, il mourut d'une crise cardiaque, le 31 octobre 1947.
Aussitôt le petit monde des experts et des critiques de s'extasier sur cette toile magnifique d'inspiration religieuse, la première de Vermeer dont on ne connaissait jusqu'ici que des tableaux profanes Pour une fois unanimes, ils déclarèrent que la facture de Vermeer était absolument indiscutable L'Association des Amis de Rembrandt acheta le tableau 520 000 florins et en fit cadeau à la Galerie Royale de Rotterdam On assista alors à une véritable floraison de Vermeer inconnus De 1937 à 1940, on découvrit successivement un "Jacob bénissant Isaac", une Cène, un Christ aux outrages puis, pendant la guerre une Lavandière et un Lavement des pieds Il y eut aussi un Christ et la parabole de la femme adultère que Goering, grand pilleur d'oeuvres d'art devant l'Eternel, fit acheter pour 1 650000 florins Le vendeur exigea, pour que la vente puisse avoir lieu, que dix toiles de primitifs flamands volées par les nazis, soient restituées aux musées qui en étaient propriétaires. Après la guerre, on se livra à une enquête qui permit de découvrir que toutes ces toiles provenaient de la collection d'un modeste artisan-restaurateur de Laren, nommé Hens Ven Meegeren. Arrêté, il avoua, non sans fierté, être celui qui avait ridiculisé les experts hollandais. A l'appui de ses dires, il peignit sous la surveillance de deux experts et d'un policier un Jésus enseignant dans le temple Le tribunal, fasciné, ne le condamna qu'à un an de prison. Mais, après deux semaines de réclusion, il mourut d'une crise cardiaque, le 31 octobre 1947.
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